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11/12/2007

Another year goes by

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Un an de plus, un nouveau top. A quoi avons nous joué, qu’est-ce qu’on en retient, quels sont ceux qu’on a envie d’élire ? Le parcours en 2007 fût riche, en titres et en attentes avec la sortie de la PS3 dont 2008 sera, on l’espère, enfin son année. On ne va toutefois pas faire de bilan, d’analyse, par flemme et puis parce que parfois on a comme envie de prendre le large, le plus loin possible, de tout ce qui fait le lot habituel de ce genre de conclusion annuelle. D’autant qu’on estime inutile de répéter ce que les autres vous ont tous déjà dit sur la Wii, la 360 ou la PS3 (explosion/performance/déception), et qu’on dressera la tendance esthétique et vidéo ludique de l’année plus tard. On préfère abandonner les hypothèses, les projections, et se contenter de ce qu’on a aimé, ce qui a compté, ce dont on se souviendra sans doute. On notera seulement un désamour croissant pour la DS, dont très peu de jeux nous auront séduit cette année (à peine Oendan 2, tout juste Contra 4).


Pour zero infinite enfin, 2007 fût une année pleine de nouvelles propositions, de pistes, avec quelques amis lecteurs, fidèles, même rares. Peu importe évidemment, on a jamais espéré être très fédérateur, on sait que nos textes n’ont pas forcément beaucoup d’écho chez les gamers, et on s’en accommode très bien. On remercie ceux qui nous suivent, on s’excuse d’être parfois un peu trop longuement silencieux et on annonce qu’en 2008 vous devriez nous retrouver dans une belle et toute nouvelle aventure qui promet beaucoup, on l’espère.


- Mon année 2007 (JD) :

1.    God Hand de Shinji Mikami (Clover/Capcom) – PS2
2.    Okami (Clover/Capcom) – PS2
3.    Bioshock (2K Boston/2K Australia) – Xbox 360
4.    Uncharted : Drake’s Fortune (Naughty Dog) – PS3
5.    Skate. (Electronic Arts) – Xbox 360
6.    Minna no golf 5 (SCE) – PS3
7.    Halo 3 (Bungie/Microsoft Games) – Xbox 360
8.    Virtua Fighter 5 / Virtua Tennis 3 (Sega-AM2) – PS3/360
9.    Resident Evil 4 Wii Edition (Capcom) – Wii
10.   Earth Defense Force (D3 Publisher) – Xbox 360

- Mon année 2007 (KDD) : 

1.    Bioshock (2K Boston/2K Australia) – Xbox 360
2.    Super Mario Galaxy (Nintendo) – Wii
3.    Guitar Hero 2 (Harmonix Music Systems) - Xbox 360
4.    Lost Planet (Capcom) -Xbox 360
5.    Minna no golf 5 (SCE) – PS3
6.    God Hand (Clover/Capcom) - PS2
7.    Crush (Zoê Mode) -PSP
8.    Oendan 2 - (iNIS) -DS
9.    Kororinpa (Hudson Soft) - Wii
10.  E4 (every extend extra extreme) (Q ?) – XLA

- Mention spéciale lifting (JD) :

Ninja Gaiden Sigma (Team Ninja/Tecmo) – PS3

- Le meilleur du dématérialisé (JD) :

Super Puzzle Fighter 2 HD (Capcom) – XLA
Super Stardust HD (SCE) – PSN
Flow (SCE) – PSN
Every Day Shooter (SCE) – PSN
Every Extend Extra Extreme (Q ?) – XLA
Sin and Punishment (Treasure) – N64/VC

- On s’est raté (ou presque), mais on se fixe rendez-vous (JD) :

Final Fantasy XII (Square-Enix) – PS2
Super Mario Galaxy (Nintendo) – Wii
God of War 2 (SCE) – PS2
Mass Effect (Bioware) – Xbox 360
Call of Duty 4 (Infinity Ward) – Xbox 360
Ace Combat 6 (Namco/Bandai) – Xbox 360
Legend of Zelda : Phantom Hourglass (Nintendo) – DS

 

Jérôme Dittmar & Khanh Dao Duc

 

Image : Rémy Russotto, Trying to hide or disappear (Origin Vertigo)

10/12/2007

Super Mario Galaxy, Welcome Home

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« Mario... Ce prénom me rend nostalgique ». Lorsque la princesse Harmonie adresse cette phrase à l'immarcescible plombier de Nintendo au début de Super Mario Galaxy, c'est surtout le joueur qui est visé. Jérôme en parlait déjà dans son texte sur New Super Mario Bros : Ce n'est pas innocent que l'on arrive désormais dans un Mario, mais riche de centaines de vies passées dans d'autres espaces à déployer l'idiosyncrasie propre à la série. Et New super Mario Bros l'affirmait déjà paradoxalement : il n'est plus avec Mario question de nouveauté, mais de familiarité au sein de mondes à peine nés qu'ils vibrent déjà avec le joueur et son incarnation primesautière. Jouer à Super Mario Galaxy, c'est en première instance et au travers de notre expérience passée déterrer et réactiver des images qui ont toutes à la fois leur histoire et leur préhistoire, sont souvenir et légende, comme l'image géante du premier Mario qui apparaît en fond d'un niveau, comme l'armada de bateaux du dernier niveau de Super Mario Bros 3 que l'on affronte de nouveau, comme les sables mouvants contre lesquels on se débat comme on l'a fait dans Super Mario 64 etc. etc.

 

Le miracle de Super Mario Galaxy, c'est que ce passé ne définit plus l'essentiel du jeu en même temps qu'il le limite comme cela était le cas dans New Super Mario Bros. Tout y est transcendé par la volonté du jeu de relier ses éléments les plus épars, par un simple geste du poignet propulsant Mario d'une planète à l'autre, et du même coup d'une problématisation de l'espace à une autre. Et dans chacun de ces passages réside une invitation, une découverte ou une gourmandise à saisir sans que jamais ne se profile quelconque impression de lassitude ou d'épuisement. On est ainsi guidé dans une logique d'enchaînements permanents rassemblant tous les possibles du jeu. On suit les scrollings des premiers Mario avant de se lancer dans l'exploration de l'espace dans ses moindres recoins, transporté d'un lieu à l'autre, dans l'urgence ou dans la réflexion, embrassant des géométries euclidienne ou sphérique, parcourant des mondes plat ou profond, immense ou réduit, placés sous l'emprise d'une gravité variable, jouant avec la matière et le vide de toutes les courbures et torsions de l'espace tout entier.

  

Ce que Super Mario Galaxy offre, c'est cet espace et la possibilité qu'il devienne le notre. Nous sommes déjà chez nous, peuplant une maison qui s'étend à l'infini. Il y a un signe qui ne trompe pas, c'est le « Welcome to the Galaxy » que Mario nous adresse, en guise de bienvenue dans l'immense vaisseau dans lequel on est accueilli, immense maison sans portes ni fenêtres, ouverte à l'extérieur et à l'univers entier mais aussi close en ses pièces, grenier, chambre, cuisine, salle de bains etc., et dont l'intérieur recèle la myriade de planètes où accomplir nos exploits de joueur. Une maison qui est tout à la fois cellule et monde, et monde qui intègre son propre envers. C'est cela Mario, la sécurité et l'aventure, une simplicité désarmante et une inépuisabilité qui scelle toute la grandeur du jeu, et par là même, toute la grandeur du jeu vidéo. Celle d'un vide qu'il donne à peupler et combler d'affects.

 

Khanh Dao Duc