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10/06/2017

Avis Assassin’s Creed II : In Videoludi Credimus !

Il paraît que Benjamin Franklin chie dans son froc. Des rumeurs de plus en plus insistantes lui annoncent en effet l’arrivée du libérateur de carotides le plus en vogue du jeu vidéo. Ben et ses potes ont intérêt à passer la seconde s’ils veulent avoir le temps d’achever la Constitution des Etats-Unis sans trop torcher la rédaction du deuxième amendement (ça pourrait poser problème à l’avenir…). Pour fêter le retour du crédo de l’assassin, Tartagueul plonge capuche la première dans un de ses meilleurs souvenirs vidéoludiques de ces derniers mois : Assassin’s Creed II. Benvenuti in Gamocrazia, amici !

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Assassin’s Creed II : Une histoire… de jeunesse

1480. Dans la douceur de la nuit florentine, une silhouette agile escalade le mur d’une villa. Ce héros de roman qui s’introduit ainsi dans les appartements de sa dernière conquête est loin de se douter que ses aptitudes en grimpette trouveront bientôt des occasions moins triviales de s’illustrer… Mais comment ce séducteur devinerait-il, tandis qu’il décoiffe à la lumière de la lune la fille cadette d’un voisin bourgeois, que cette même nuit voit de sombres personnages ourdir le meurtre de son père ? Peut-il imaginer que sa quête de vengeance le conduira à traverser l’Italie, en assassiner les trois-quarts de la classe politique, lutiner duchesses et voleuses dans les coins, et transformer l’avenir au passage ? Comment sa bouche qui embrasse connaîtrait-elle les condamnations que sous peu elle prononcera ? Son cœur qui ne sait que s’attendrir, les épreuves qui bientôt l’affermiront ? Ses mains qui aujourd’hui caressent, les meurtres qu’elles commettront demain ?

Le voyage initiatique pour lequel embarque ainsi cet adolescent léger le transformera en un héros aussi courtois que cruel, aussi distingué que résolu, au ténébreux regard aussi charmeur que déterminé. Tel est le destin d’Ezio Auditore, tombeur de ces dames, cavalier méritant, bretteur insatiable, champion de GRS par vocation et bourlingueur par nécessité. En sa compagnie, vous traverserez les années Borgia et la campagne transalpine dans un monde semi-ouvert regorgeant de cités éblouissantes, de personnages hauts en couleurs, et bien sûr d’occasions de faire le mariole au sommet des Campaniles.

Car au cœur de cette Italie du XVe siècle plus vraie que nature, et tout en dézinguant méthodiquement la racaille au pouvoir, vous escaladerez le Dôme de Florence, enchaînerez les culbutes sur le Ponte Vecchio, et sauterez de toit en toit telle une silhouette fugitive traversant une toile de Rafaello avec une classe de Yamakasi…  « Bref, Tomb Raider chez les Tortues Ninja, quoi… » soupirez-vous ? Un peu, je vous l’accorde. Mais pas seulement.

Une histoire… dans l’Histoire

Car la grande réussite du jeu Assassin’s Creed II tient à son univers hyper-référencé : entre deux assassinats, on file un coup de main à Laurent de Médicis, on découvre un passage secret dans les murs de Santa Maria del Fiore, on tire les nattes de Catherine Sforza et on inaugure la machine volante de Leonard de Vinci… Avant de mettre le cap sur Venise pour traquer Savonarole aux côtés de Machiavel. Ainsi, à la manière d’un Forrest Gump du Quattrocento, la petite histoire et la grande se croisent, s’effleurent ou se rencontrent tout au long du jeu dans un cadre d’une invraisemblance gentiment souriante. voir le trailer https://www.youtube.com/watch?v=eYgV0o3_T9Q

Il faut dire que le soft n’a pas oublié de pratiquer le second degré : en effet, le joueur n’incarne pas directement Ezio, ce cabot au grand cœur et au jarret sur-développé, mais bien Desmond, son lointain descendant à notre époque. Alors accrochez-vous : ce dernier s’incarne en lui grâce à une sorte de machine de rétro-ingénierie génétique lui permettant d’usurper l’ADN de son aïeul. Déjà, ça commence fort… Le but étant de déjouer un complot millénaire opposant la secte des Assassins à celle des Templiers, dont on nous laisse entendre entre deux courses de haies sur les toits jouxtant la Basilique St-Marc qu’ils seraient à l’origine de l’assassinat de JFK… Sans déconner ? Et même pas de la grève de l’équipe de France au Mondial 2010 ?

à suivre...

 

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